Le lait de jument, un excellent alicament

L’allaitement maternel est clairement l’aliment idéal du nourrisson, et particulièrement celui des prématurés. D’ailleurs, lorsqu’un enfant nait très prématurément, le lait maternel est obligatoire jusqu’à 34 semaines. La maman est fortement sollicitée pour tirer son lait afin de le donner à son tout-petit, et dans l’impossibilité on a recours au lactarium (banque de lait donné par les mamans allaitantes).

 

Lorsque l’allaitement cesse, plusieurs options s’offrent à vous; une quantité de laits maternisés parmi lesquels on se perd souvent! Mille et une questions surgissent, la principale étant : quel lait pour mon bébé ?

Le pédiatre pourra vous être d’un grand secours, en fonction de l’âge, du poids, des intolérances ou allergies de votre enfant…

 Un lait animal se distingue cependant de tous les autres : c’est le lait de jument !

La jument n’est pas un ruminant comme la vache, la chèvre, la brebis, dont on tire le plus souvent le lait adapté aux nourrissons; c’est un monogastrique comme nous, c’est-à-dire un mammifère possédant un seul estomac. De par cette différence, la composition de son lait est totalement différente de celle des  ruminants et se rapproche le plus du lait maternel.

      Ce lait a beaucoup de qualités :

  • Il a un fort intérêt nutritionnel, en étant exceptionnellement riche en acide gras poly-insaturés, c’est-à-dire en « bon » gras, indispensable au développement cérébral du bébé
  • Il présente un fort apport en calcium ainsi qu’en vitamine A et C
  • Il est très digeste car il est pauvre en caséine contrairement au lait de vache qui en possède beaucoup (2à3h de digestion pour le lait de jument contre 6à8h pour le lait de vache)
  • Il contient beaucoup de pré et de probiotiques, consolidant ainsi la barrière intestinale et régénérant la flore.

Il a cependant un gros inconvénient : il est très cher. En effet, le monogastrique produit moins de lait  (1 à 5 litres par jour) que le ruminant (30 à 50 litres), d’où son prix élevé dû à sa rareté.

Le lait de jument ne sera donc pas utilisé au quotidien, sauf si vous avez les moyens de vous l’offrir, mais  plutôt dans certaines situations particulières :

  • Chez les bébés prématurés, de façon régulière mais non exclusive (un biberon de lait de jument par jour par exemple)
  • Chez les bébés présentant une intolérance au lait de vache en complément d’un lait infantile végétal (et non les briques de « laits végétaux » contenant 90% d’eau et totalement inadapté aux nourrissons)
  • Lors d’un épisode infectieux de l’enfant : rhumes, grippe, angine, maladies infantiles,…
  • Lors d’une période à risque infectieux : l’hiver, par temps humide, en cas d’épidémie
  • Pour restaurer la flore intestinale de l’enfant après une maladie intestinale ou une antibiothérapie

On trouve le lait de jument sous plusieurs formes : frais, surgelé ou en poudre.

Il existe plusieurs fermes en France produisant du lait de jument, la plus célèbre étant CHEVALAIT que l’on trouve dans plusieurs épiceries bio et chez Grand Frais sur commande. Il y en a d’autres comme De Bardo, Jum’Vital, Jum’Voilac, Parralèle Vitale …

 

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